31 janvier 2008
Caramba, encore raté !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je fais de l'humour comme ça, mais c'est plutôt l'humour du désespoirs.
Parce que je pleure, je pleure, je pleure...............
J'ai investi tellement de temps et d'énergie depuis de longs mois, et cela n'a pas suffit. Tout ce joue sur si peu de temps. C'est un peu comme la roulette russe, sauf que ce n'est pas la mort réelle à la fin, juste une petite mort psychique. Comment rebondir?
Je vais commencer par raconter, peut-être ça me libérera et que je pourrais dormir après.
Document N°1
Claude Gellée dit Le Lorrain
Paysage avec Enée à Délos, 1672, huile sur toile, 100x134 cm.
Document N°2
Montée d'escalier : photographie du pavillon soviétique, bâtiment vitré à ossature de bois réalisé par Konstantin Melnikov
pour l'exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels
de 1925 à Paris.
Document N°3
Cassandre, Affiche Air-Orient, 1932, lithographie, 80x120 cm.
Commentaire Composé
A partir du document n°1, vous montrerez, comme le suggère Werner Schade (ouvrage cité, p40), que l'oeuvre de Claude Gellée témoigne de "la conviction qu'il est possible d'harmoniser grandiose construction et expérience subtile de la nature".
Réalisation Bidimensionnelle
En prenant appui obligatoirement sur les données iconiques et plastiques des documents n°1, n°2 et n°3, vous réaliserez
une production plastique bidimensionnelle
au format grand aigle qui articulera le proche et le lointain
par la mise en oeuvre d'espaces de transition.
Fermez le ban!!!!
Je vais faire quelques commentaires quand même. Lorsque j'ai découvert les documents, à 9h07, je n'étais pas mécontente. C'était un tableau de Gellée, je craignais un dessin (je maîtrise moins bien son oeuvre graphique). J'ai reconnu tout de suite le pavillon Russe de l'Expo de 1925, seul avec le Pavillon de l'Esprit Nouveau de Le Corbusier à être Moderne. Et enfin, Cassandre, la veille j'avais encore révisé sur lui et bossé peu de temps avant sur une affiche d'un autre graphiste pour l'Aéropostale...
Mais, parce qu'il faut bien qu'il y est un mais,
les règles du jeu ont changées.
Jusqu'ici, nous devions composer sur les trois documents obligatoirement, ce qui les obligeait à trouver un sujet commun. Chose pas facile lorsque l'on doit comparer deux époques aussi disparates que "Le Paysage dans l'oeuvre de Claude Gellée" et "Les Arts Appliqués entre 1925 et 1937" (je résume). Cela obligeait obligatoirement à plancher sur une problématique plastique comme l'espace, le mouvement, la lumière, etc. ou sur un problème d'architecture. Ce qui, pour de futurs profs d'art plastique avait sa cohérence.
Mais voilà, dans l'année, très discrètement, ils ont donné la possibilité à l'institution, de pondre un sujet qui ne serait pas sur la totalité des documents. Je l'ai appris la veille du concours, en relisant le rapport de jury de l'année précédente. Si je l'avais su plus tôt, je ne sais pas si cela aurait modifié ma préparation. Je ne m'attendais pas à un tel changement d'optique, parce qu'au lieu d'un commentaire composé sur une problématique plastique, nous nous sommes retrouvés face à un devoir d'histoire de l'art. Et ça n'est pas du tout la même chose.
Vous me direz, tout les candidats étaient à la même enseigne. Peut être qu'ils ont eux, bénéficié d'une formation où on les avait mis en garde. Ce qui n'était pas le cas ni du Cned (un jour je vais faire un billet saignant sur leurs cours) ni de ma formation IUFM. Malgré tout, je ne m'en suis pas trop mal sortie, ayant relu la veille un texte sur Claude Gellée, j'avais un peu de matière (j'ai fait 12 pages). Mais une bonne partie de ma préparation ne m'a servi à rien! C'est le jeu il paraît....
Cette épreuve de 7 heures parait longue, mais elle est extrêmement courte en vérité. Il faut se minuter précisément : pas plus de 3h30 pour le texte pour garder 3h30 pour la pratique. Et encore 3h30 pour remplir un format grand aigle (110x75 cm), c'est court, très court !!!
Deuxième piège de ce sujet, composer sur les trois documents implique d'en avoir fait l'analyse iconique, plastique et sémantique, ce qui aide pour le travail pratique. Mais là, j'avais laissé de coté les deux autres documents et n'avais plus beaucoup de temps pour pratiquer une analyse approfondie. Je l'ai donc bâclé, ce qui ne m'a pas donné de matière pour trouver en 5 minutes une idée géniale.
Je vais vous dire ce qu'est une idée géniale. C'est une idée qui réponde aux demandes spécifiques du sujet (et là, j'avoue que les "espaces de transition" m'ont laissée de marbre), qui soit réalisable en 3 heures (puisqu'on a bien bouffé une demi heure entre l'analyse et l'idée), qui remplisse le plus intelligemment possible la surface (qui est grande), avec une technique bien maîtrisée (rien de pire que des maladresses formelles) et qui reprenne de manière non littérale des éléments iconiques et plastiques des trois documents.
Et bien, je vous l'avoue, je n'ai pas eu l'idée géniale. Alors, j'ai tenté de sauver les meubles, jusqu'au bout, en espérant l'illumination soudaine. Elle n'est pas venu. Mon travail est donc pas mal, mais c'est loin d'être suffisant. C'est un concours, il ne faut pas être bon, il faut être le meilleur (3, 4 % de réussite). Cette année encore, 25 postes à pourvoir pour la France entière pour l'interne... ça laisse rêveur quand on sait le nombre de précaires qui sont utilisés ... Mais ceci est un autre problème. Je vous raconterais une autre fois peut être comment nous, les soutiers de l'éducation nationale sommes traités. Ce n'est même plus la précarité qui nous gêne, c'est le manque de respect de la personne humaine...
Je vais donc rester dans cette galère et je pleure... J'ai investi tant de temps, tant d'énergie et ça se joue sur pas grand chose. J'ai passé le voyage de retour en larme (une heure et demi). J'étais comme Caliméro, je trouvais cela trop injuste. Je me dit aussi que c'est de ma faute, que je ne suis pas à la hauteur. Ai-je assez travaillé?
Là, je devrais dormir (je suis debout depuis 5h30), mais l'insomnie... Rebondir, trouver la force de rebondir !!!
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Pour comparaison, je vais vous soumettre quelques autres sujets sur lesquels j'ai planché

Claude Gellée dit Le Lorrain, Marine avec les Troyens brûlant leurs bateaux, 1643.

Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, Chaise B306.

Robert Mallet-Stevens, Hôtel Martel, Rue Mallet-Stevens.
Commentaire : En vous appuyant sur les documents proposés, étudier la conception et le rôle du mouvement dans ces oeuvres.
Pratique : en prenant appui sur les procédés et les motifs générant du mouvement dans les oeuvres reproduites, réaliser une production qui intègre ces éléments.
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Claude Gellée dit le Lorrain, Bords du Tibre à droite de la voie flaminienne, Encre brune, lavis brun, papier bleu, plume (dessin), rehauts de blanc, 10,6x19,8 cm.

Charles Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, Croquis de la villa à Garches, 20 juillet 1926.

J. Besson, Affiche publicitaire pour l'Aéropostale, 1929.
(Désolée, je l'ai scanné un peu de traviole et la tache sur l'aile, c'est moi qui l'ai faite. Bien la preuve que j'ai bossé dessus)
Commentaire composé : Comparez les modes et techniques de représentation graphique de l'espace pour les oeuvres reproduites.
Réalisation bidimensionnelle : En prenant appui sur les données iconiques et plastiques des trois documents, proposez une réalisation plastique mettant en oeuvre une pluralité de points de vue, qui favorisera la mobilité du regard et l'instauration de parcours visuels cadencés.
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Je vous redonne le premier, pour que vous n'ayez pas à chercher

Claude gellée dit le Lorrain, Le port de mer et l'embarquement de la reine de Saba, 1648

Gabriel Guévrékian, Hôtel Heim, 1927

Marcel Breuer, Tables Laccio, acier chromé et bois laminé, 1925.
Commentaire composé : analysez la conception de l’espace dans ces œuvres.
Réalisation bidimensionnelle : exploitez ces documents pour donner à voir vos choix esthétiques dans la conctruction de l’espace.
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Claude gellée, Paysage avec la nymphe Egérie, 1669.

Pierre Chareau, bureau-bibliothèque de l'ambassade française, Paris, 1925.

François Décorchement, grand vase deux anses feuilles, 1925.
Commentaire composé : Vous vous appuirez sur ces trois oeuvres pour analyser la part du décor et de la mise en scène.
Réalisation Bidimensionnelle : En prenant appui sur des éléments plastiques et iconiques des oeuvres reproduites, réaliser une production plastique exploitant un choix de mise en scène et de décor.
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Et maintenant, pour rire les photos de mes travaux.
Je ne vous donne pas les sujets correspondants, vous devriez trouver
Pour ce premier, je n'étais pas mécontente du résultat
Là, le fond vert était plutôt raté
Pas mécontente non plus pour celui là
J'ai pris les photos à l'arache...
Allez, je prend le risque. Je vous montre le truc impérissable que j'ai pondu hier et qui me vaudra un note éliminatoire
Maintenant, je suis gelée (pas comme Claude, elle est bonne : sourire jaune). Je retourne me coucher
16 janvier 2008
Un certain concours ...........
Vous aurez remarqué que je ne suis pas très présente ici, comme pas très présente non plus sur la blogosphère. C'est que je suis ailleurs et vous savez déjà où.

Claude Gellée dit Le Lorrain, Vue d'un port avec le Capitole, 1636

Le Corbusier, Villa Stein-De Monzy, 1927, Garches, façade nord.

Pierre Chareau,
Bureau et tabouret pour le hall de l'hôtel Mallet-Stevens, 1928
Commentaire composé : Comparez les caractéristiques des modèles d'architecture se mesurant dans les oeuvres reproduites.
Réalisation bidimensionnelle : En prenant appui sur les données iconiques et plastiques des trois documents proposés, réalisez une production plastique exploitant la dualité "planéité/profondeur".
Voilà donc le dernier sujet sur lequel j'ai planché...
L'épreuve approche. Je balance entre : "vivement l'après par ce que j'en ai marre de ne rien pouvoir faire d'autre sans culpabiliser" et "déjà ????????????????".
En résumer, pensez à moi le mercredi 30, de 9 heures le matin à 16 heures.
7 heures d'épreuve, sans sortir (prévoir le ravitaillement, suis super équipée) dans un local immense du parc expo où habituellement se tiennent les foires, avec pour seul décor le gris du béton, les vitres sales et le chauffage bruyant mais inefficace; sans parler des courants d'air, en compagnie d'une centaine d'autres candidats (je suppose) ceux de l'académie de Montpellier...
Si vous m'envoyer une flopée d'ondes positives, ce sera pas plus mal..........
Et après le 30 .......................
JE RESPIRE ..................
09 janvier 2008
Lettre ouverte au gnome
J'ai trouvé cela chez andrem. Je pense qu'il est bon de lire, faire lire et faire passer...
Lettre ouverte de Danièle Dugelay adressée à Nicolas Sarkozy à la suite de l’allocution du Président de la République dans la basilique Saint-Jean de Latran, le jeudi 20 décembre 2007 (sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulon).
Monsieur le Président de la République,
C’est avec beaucoup d’attention que j’ai lu votre discours du 20 décembre 2007 à Rome. Je ne peux m’empêcher de vous écrire combien il m’a indignée et blessée, sans doute comme beaucoup de Français.
Votre perception parcellaire de notre Histoire et de notre culture est surprenante. Il semble, selon vous, que le monde a commencé à exister avec la chrétienté. Avant, c’était le néant et là seulement apparaissent les origines de notre culture. J’ai dû avoir de bien mauvais maîtres pour qu’ils m’aient enseigné l’existence des cultures antiques européennes ou d’autres continents. Ils ont même eu l’audace de me parler de mythologies ou de croyances païennes dont on trouverait encore des traces dans nos provinces. Il est exact que la religion catholique nous a imposé pendant plusieurs siècles son carcan culturel, sa confiscation des sciences et le pouvoir politique de droit divin, avec tous les malheurs, les guerres et les violences qui les ont accompagnés.
Toutefois, vous, Monsieur le Président, qui aimez les ruptures, vous ne pouvez oublier que nos ancêtres ont rompu avec le Divin, malgré plusieurs soubresauts, entre 1789 et 1905. Ces racines-là, avec celles issues de la Commune et de l’histoire du Mouvement Ouvrier, sont chères à beaucoup d’entre nous. Quant à nos grands écrivains, eux qui ont su faire la gloire de notre belle langue, vous n’en citez que quelques uns, oubliant peut-être les plus importants. Je n’ose croire que ce sont des lacunes, ce qui serait grave pour un Chef d’État ; je suppose qu’il s’agit plutôt d’une mémoire sélective et n’est-ce pas encore plus inquiétant ?
Les Françaises, les Français ne supportent pas qu’on touche à l’intégrité de leur territoire, de leur Histoire, de leur culture. C’est ce qui fait notre identité nationale et c’est aussi pour la défendre que la Résistance s’est dressée pour s’opposer au nazisme.
D’autre part, vous ignorez, certainement volontairement, la définition simple et précise de la laïcité donnée par tous les dictionnaires, notamment celui de l’Académie Française. Vous préférez en donner un concept, plus malléable, et qui finalement vous est personnel. La laïcité, Monsieur le Président, est ou n’est pas. Tout qualificatif, tout complément, serait réducteur et une laïcité réduite n’est plus la laïcité. C’est encore une spécificité française, inscrite dans notre Constitution qui ne peut être modifiée que par un référendum ou par un vote du Congrès. Tout artifice, toute ruse en la matière, constitue une atteinte à nos institutions dont vous êtes garant.
Par ailleurs, Monsieur le Président, je trouve surprenant votre classement des citoyens en deux catégories de valeurs inégales : les bons citoyens, croyants et donc aptes à connaître la morale, et les autres qui ne peuvent accéder à aucune éthique parce qu’ils n’ont pas l’Espérance. Juger ainsi une partie importante des Français, le faire en pays étranger, blesser ainsi des hommes et des femmes que vous êtes censé représenter, est-ce que cela fait partie de vos attributions ? Personnellement, j’ai été très choquée. D’ailleurs, est-il nécessaire de craindre le jugement de Dieu ou de vouloir mériter le Paradis, d’acheter des indulgences en allant à Lourdes lors de la visite papale, d’espérer un pardon en confessant ses fautes, pour distinguer le bien et le mal ? Vous refusez de reconnaître tout souci de la morale aux agnostiques et aux athées qui sont souvent des humanistes. Ceux-là sont seuls face à leur conscience, à leurs interrogations. Ils doivent affronter regrets et remords, réparer leurs erreurs éventuelles. Leurs efforts pour améliorer la condition humaine, les choix rationnels qu’ils font dans ce but en donnant ainsi un sens à leur existence, n’ont-ils pas autant de valeur qu’une morale imposée par un dogme et uniquement fondée sur l’Espérance ?
Il est vrai que la morale n’est pas la même pour tous les individus :
Établir des privilèges fiscaux et juridiques pour les plus fortunés d’une part , et d’autre part organiser la paupérisation des classes moyennes et des plus défavorisés,
- Risquer la désespérance dans nos ghettos de banlieue où le chômage des jeunes bat tous les records et n’y répondre que par l’envoi de la force publique,
- Étaler un luxe tapageur et, dans le même temps, diminuer le pouvoir d’achat des retraités et augmenter les dépenses des malades les plus atteints,
Mettre en place la concurrence entre les salariés, les diviser à propos de prétendus privilèges, leur faire miroiter une amélioration « au mérite » et leur faire accepter ainsi le harcèlement au travail, l’idée de la nécessité d’un zèle qui en conduit certains à la dépression et parfois au suicide,
Installer un tel climat de terreur que des adultes et des enfants se jettent par la fenêtre à l’arrivée de la police,
Écarter du domaine de la loi subrepticement des éléments essentiels de notre Code du Travail pour pouvoir les modifier plus facilement,
Faire condamner la France, à son grand déshonneur, par l’ONU et par l’Union Européenne pour la manière dont y sont traités les demandeurs d’asile et les personnes incarcérées…
... et ceci n’est pas une liste exhaustive, mais des exemples.
Faire ces choix, c’est peut-être conforme à votre morale, Monsieur le Président de la République, mais certainement pas à la mienne. Il est vrai que je suis une pauvre athée, citoyenne de deuxième zone. Pourtant, je pense que suggérer que cela pourrait être inspiré par une éthique religieuse serait faire injure aux croyants.
Vous aimez, paraît-il, le « parler vrai », aussi je vous ai écrit ce que j’avais sur le cœur.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mon respect pour votre fonction et de mon profond attachement à notre République.
Danièle Dugelay, citoyenne française, Saclay.
A lire et à transmettre .....................






















